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Parents, enfants et personnel éducatif ENSEMBLE CONTRE DES CRÈCHES AU RABAIS

May 15, 2024

La majorité de droite veut dégrader les conditions de travail et d’accueil dans les crèches. En instrumentalisant le manque chronique de places, elle entend démanteler les conditions de travail du personnel et favoriser la création de structures privées au détriment de la majorité de la population. Nous voterons NON, le 9 juin !

Une attaque dangereuse

Cette loi prévoit de permettre aux crèches qui ne sont pas municipalisées ou signataires d’une convention collective de travail (CCT) de ne pas appliquer les usages de la profession. Concrètement cela signifie que des crèches pourront réduire le salaire des éducateurs-trices de plus de 14 francs de l’heures, diminuer leurs vacances, ne plus respecter les temps de préparation, etc. Cette attaque représenterait un dangereux précédent pour beaucoup d’autres branches professionnelles dont les usages garantissent des conditions minimales.

Stimuler la sous-enchère salariale… et la pénurie de main d’œuvre.

Les conséquences de cette loi se feront d’abord sentir sur le plan salarial. Avec comme seul limite le salaire minimum, la tentation de baisser les salaires serait généralisée et pourrait même inciter certaines crèches à dénoncer les CCT en vigueur pour pouvoir sous-payer leur personnel. Alors que nous connaissons déjà un début de pénurie de main d’œuvre formée, cette loi va provoquer une dévalorisation de la profession et la recherche accrue d’emplois dans d’autres cantons, ce qui aggravera encore la pénurie d’éducateurs·trices formés.

Une dégradation des conditions d’accueil… et pas une place de plus

Les parents attendent la meilleure prise en charge possible de leurs enfants tant sur le plan de la sécurité que du développement. Pour cela, il faut des professionnels formés, travaillant dans des conditions acceptables. Or, cette loi ouvrirait une spirale de dégradation des conditions de travail, qu’il s’agisse des salaires, des temps de préparation ou encore des vacances. Cela conduirait à l’engagement de personnel moins formé, insatisfait, frustré… des conditions qui se répercuteraient sur la qualité de l’accueil et donc sur les enfants. Mais cela ne déboucherait sur aucune place de crèche en plus… du moins pour la grande majorité d’entre nous. Les tarifs des crèches privées sont en effet prohibitifs.

Contre la casse des crèches et des conditions de travail, nous voterons NON, le 9 juin, à la modification de la LPresc.

Face à la pénurie de crèches: UNE PLACE GRATUITE POUR CHAQUE ENFANT

Alors que seul un 1 enfant d’âge préscolaire sur 4 a accès à une place de crèche dans le canton et que de nombreuses familles y renoncent pour raisons financières, il est temps de repenser ce système.

Aujourd’hui, il est impossible de faire vivre une famille avec un seul salaire moyen à Genève (sans parler des bas salaires). Les deux parents doivent travailler, au moins partiellement. Cela implique une augmentation de la demande de places de crèche qui se heurte à un système communal injuste, onéreux et sous-développé. Face à cela, nous devons développer un véritable service public de la petite enfance. Comme c’est le cas à l’école, chaque enfant devrait avoir un accès garanti à une place de crèche gratuite. C’est le projet de l’Union Populaire qui a lancé pour cela une initiative que le Conseil d’État de droite attaque devant les tribunaux. Rejoignez- nous pour soutenir cette revendication élémentaire.